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Cortana n'est pas morte, résiste, mais doit se mettre au travail

Stratégie : Cortana ne bénéficie peut-être pas comme Alexa du support de l'industrie, mais elle est loin d'être enterrée. L'assistant de Microsoft a une opportunité unique d'apporter une plus grande productivité aux professionnels et même aux autres agents. Il a cependant besoin de succès à court terme.

 

Si le CES 2016 était marqué par les premiers partenariats avec Alexa, l'édition 2017 se caractérisait par un véritable feu de barrage dans ce domaine. Le CES de cette année a vu l'assistant vocal d'Amazon inonder le paysage des appareils grand public, comme des douches, des machines à laver et des dispositifs de détection de fuite.

L'attention suscitée par Alexa a suffi pour encourager Google à participer à l'événement de Las Vegas en force, désireux d'encourager l'audience à hurler son nom.

Cortana, un assistant pour assistants

Contrairement à Amazon et Google, Apple insiste sur l'interface de son terminal connecté, HomeKit, qui fournit la compatibilité avec Siri, plutôt que de promouvoir la compatibilité Siri en soi sur le marché.

Son statut de poids lourd du smartphone lui assure les volumes nécessaires pour l'adoption par le marché. Aussi le manque d'annonces de compatibilité lors du CES n'a pas semblé soulever beaucoup d'interrogation sur sa capacité à long terme à rivaliser pour la prochaine vague d'interface utilisateur.

Mais pour les autres entreprises qui doivent s'appuyer fortement sur des partenaires pour générer des points d'entrée voix, la barre à franchir est plus haute. Comme l'a noté Larry Dignan, le manque de soutien de la part de tiers jette un doute sur la viabilité à long terme de Microsoft Cortana. Mary Jo Foley a ensuite noté la promptitude de Microsoft à défendre Cortana. Selon l'éditeur, Cortana n'évitera pas le combat avec les assistants rivaux, y compris dans le domaine de la domotique.

Etant donné la pénétration limitée de l'OS mobile de Microsoft, qui l'a obligé à quitter le marché, sa meilleure plate-forme pour la distribution de Cortana est le PC dont la mobilité est réduite. J'ai remis en question la valeur de ces interfaces sur les systèmes d'exploitation de bureau.

Cependant, l'arrivée à présent d'Alexa sur PC soulève la question de l'intérêt - ou au moins celle de la valeur perçue - de Cortana. Loin derrière Alexa et Google Assistant, la meilleure opportunité de Cortana à court terme pourrait être de se greffer sur des appareils supportant plusieurs agents. C'est la stratégie poursuivie par Sonos et qui devrait être facilitée par des chipsets comme ceux de Qualcomm.


Mais Cortana a assez de potentiel pour espérer jouer mieux qu'un rôle de second couteau permettant d'être prévenu quand sa lessive est terminée. Comme je l'ai écrit en ce qui concerne l'industrie automobile, Cortana est un élément essentiel pour Microsoft pour lui permettre de rivaliser dans certains secteurs verticaux.

L'agent de référence de l'entreprise

Mais Cortana est encore plus essentiel aux efforts horizontaux de Microsoft en matière de logiciels. Que l'entreprise ait retardé l'intégration de l'assistant à certaines de ses propres applications est décevant sur ce point. Néanmoins, mettre Cortana au travail constitue non seulement la meilleure solution d'adoption, mais aussi un ensemble de scénarios d'usage riche, et la plus importante en termes de valeur.

Cela explique pourquoi, dans le cadre d'un partenariat entre Amazon et Microsoft, Alexa n'a pas à craindre les succès de Cortana (ou des succès supérieurs à ceux affichés aujourd'hui par l'assistant). Tout en opérant au-dessus des autres assistants, Cortana devrait s'inspirer d'Intune ou Sharepoint, soit un logiciel contribuant à la productivité des terminaux ou des personnes au travers d'un réseau. Et bien que les services Azure AI de Microsoft ne soient pas estampillés Cortana, la pollinisation croisée avec l'agent est évidente.

Cortana a également une excellente opportunité à travailler non seulement avec des agents plus généralistes, mais aussi avec des agents plus spécialisés. Même si Alexa et Google Assistant peuvent se montrer polyvalents, ils n'offriront pas la même valeur dans tous les contextes. Déjà des agents spécialisés apparaissent pour nous aider dans différentes tâches comme Clara.io et x.ai pour la planification des réunions et Eva pour la transcription et la distribution des informations clés des conférences téléphoniques. Tous fournissent de bons exemples de la façon dont nous voudrions interagir avec des agents, au-delà d'aboyer des commandes et d'attendre une réponse conversationnelle.

Bien sûr, tous ces domaines intéressent aussi Microsoft. L'éditeur envisage sans doute un monde où Cortana peut non seulement rivaliser avec la valeur d'un assistant humain ou même gérer des projets, mais aussi supplanter l'assistant humain en mettant à disposition de manière proactive des ressources au sein d'une organisation. C'est une trajectoire.

À plus court terme, l'entreprise doit prendre le risque que ses contributions soient perçues comme mineures. Il s'agit cependant d'encourager l'adoption, mais aussi d'aider le marché à comprendre comment elle travaille à une proposition différente de celle d'Amazon et de Google. Amazon a peut-être fait en sorte qu'il soit facile et peu coûteux de faire entrer Alexa dans sa vie, mais le géant doit toujours monétiser cette présence.

Article "Cortana isn't dead. She just needs to get to work" traduit et adapté par Christophe Auffray, ZDNet.fr 

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3 réponses
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  • Résiste, prouve que... non rien.
  • 
  • Débranche, débranche, débranche tout !
  • 
  • Je viens de réaliser que Cortana serait une fille.
    Assistance vocale + intelligence artificielle = Big Brother à la maison pour analphabète.
    J'ai beaucoup de mal à me faire à ce projet.
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